Lors d’un baptême en parapente, surtout l’après-midi, vous allez sûrement le ressentir

Une force invisible peut vous maintenir en l’air ou vous soulever et permet de prendre de l’altitude. Comme dirait Fabien « c’est de la magie ! C’est la nature qui nous l’offre !”.

Mais de quoi s’agit-il ?

Il existe en vérité deux manières de rester en l’air. La première se fait grâce aux masses d’air chaudes appelés « thermiques », et la seconde se fait grâce au vent météo dit “dynamique”.

Pour qu’un thermique se déclenche, il faut que le soleil réchauffe suffisamment le sol. Prenons l’exemple d’une montagne rocheuse. 

Le soleil chauffe le rocher par rayonnement, l’air chauffé au-dessus de la roche monte en température par rapport à l’air ambiant. Cette différence de température d’environ 4 degrés, permet de dilater l’air et d’en faire une bulle d’air chaude qui va monter. Si le soleil réchauffe plusieurs endroits de cette montagne en même temps, toutes les petites bulles vont se rejoindre et former une zone assez large montante (le thermique). Celle-ci montera jusqu’à se refroidir à la même température que l’air ambiant, pour être réchauffée à nouveau, c’est le cycle de la convection… et de la journée. 

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les meilleures ascendances sont au plus chaud de la journée en été. D’où nos vols de l’après-midi appelés “baptêmes ascendance” !

schéma tournette
Crédit: Lorenza Bertaud, vue sur la Tournette

Quand l’ensoleillement décline en fin de journée, le réchauffement diminue et le contraste de température aussi, ce qui rend la masse d’air plus homogène. Pour nous parapentistes, ce phénomène est couramment appelé la “restit” (pour restitution). Elle fera le bonheur de tous les pilotes car elle peut parfois durer des heures et peut couvrir toute une vallée !

Il est ainsi possible d’optimiser les journées de vol. Les pilotes “enroulent” les thermiques, c’est-à-dire font des cercles à l’intérieur pour rester là où l’air chaud monte le plus. Ils glissent ainsi de thermique en thermique et vous font découvrir les massifs annéciens toute la journée !

soaring au puy de Dome
Crédit: Florent Callon. Pilote: Lorenza Bertaud. Soaring au Puy de Dôme

Associé à un relief, le vent va aussi vous permettre de rester en l’air et voler longtemps.

Il remonte puis contourne la montagne, nous permettant de voler près de la pente. Mais cela ne fonctionne qu’à partir d’une certaine vitesse, en général comprise entre 20 et 35 km/h. 

En ayant toujours en tête d’où vient le vent, les parapentistes évitent d’aller voler derrière le massif. En effet, on y trouve des turbulences et des tourbillons d’air. Cette partie dite “sous le vent” est parfois désagréable. 

Cette façon de voler près du relief et grâce au vent s’appelle le « soaring ». Contrairement aux thermiques, pas besoin de faire des cercles. Il suffit de faire des allers-retours devant le reliefs en respectant les priorités de vol (cf: Pourquoi personne n’entre en collision en vol 😉).

En combinant ces phénomènes thermodynamiques, il est donc possible de rester longtemps en vol, mais aussi de parcourir de longues distances. Sans poser une fois un pied au sol, les pilotes parviennent à voler sur plusieurs kilomètres. Cette discipline en parapente est appelée le cross (Cross Country en anglais). Il n’y a rien de plus réjouissant pour un parapentiste que de décoller, puis voler autour du massif des Bauges ou bien du lac d’Annecy et revenir se poser au point de départ.

Vous savez désormais toutes les conditions (ou presque !) qui permettent à un parapente de voler longtemps. 

 

Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à les poser en commentaires.

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À très vite dans les airs !

Lorenza & FabL'équipe Flyeo

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