Comment les anticiper et les contrer ?

1. Les sous vitesses

Le dossier est vaste et complexe, c'est un incident majeur, qui pour le coup, n'arrive que par une faute de pilotage. “Un parapente ne décroche pas par l'opération du saint esprit”, il faut le mettre en situation de frein maintenu pour qu'il change d'incidence et finissent par décrocher.

> 3 scénarios les plus fréquents :

1. Le pilote vole dans la turbulence et petit à petit se stress et ne se rend pas compte qu'il s'agrippe aux commandes. Dans ce cas là, le pilote transfère ses appuis sellette sur les commandes, il ne sens pas le point dur qui mène au décrochage.

2. Un autre cas fréquent pourrait être, suite à l'arrêt d'une abattée, le pilote ne redonne pas la main par crainte d'avoir une autre oscillation, lors de son retour pendulaire à la verticale l'aile décroche. C'est le décrochage par augmentation de la charge alaire ! (Vidéo YouTube)

3. Le troisième cas concerne la montée en thermique, chaque pilote voudrait optimiser son taux de chute pour monter plus vite. Dans des conditions plutôt faible ou de stabilité, une idées reçu du parapentiste est de voler au « taux de chute mini », soit disant le taux de descente le plus faible. En théorie il y en a bien un, dans la pratique il est impossible de le trouver. Pour cela le pilote freine son aile, la ralentie en espérant passer plus de temps dans le courant d'air chaud, ça c'est le ressenti, mais il en est autre sur la performance de l'aile dans cette situation. En effet l'aile est ralentie, l'aile perd en maniabilité, par conséquent le pilote insiste sur le frein intérieur à chaque virage. Ce qui le met en situation de sous vitesse. La dureté qu'il ressent peut être interprétée comme l'augmentation de pression du thermique calé sur son bout d'aile. Un changement brutal d'incidence, par exemple le déclenchement de l'ascendance, provoque un décrochage asymétrique (une vrille) et donc la perte de contrôle momentané du parapente.

Voir la vidéo YouTube sur le décrochage pour mieux comprendre ces phénomènes.

Comment anticiper ?

Il est important de laisser de la vitesse à son aéronef, nous avons que 20 km/h d'amplitude de vitesse (bras haut vers le point de décrochage), si nous freinons de 15 cm tout le temps, il ne nous reste que 10 Km/h, donc nous sommes proche de la vitesse d’une montgolfière. Le pilotage et les voiles modernes facilitent le vol à haute vitesse (mains au contact) nous avons une meilleure maniabilité et une meilleure performance. Si nous avons des angles plus importants à gérer, il est de mise d'augmenter les amplitudes des freins momentanément, et de revenir au point de contact une fois l'action réalisée. Ce que l'on appelle le pilotage actif.

Comment s'en sortir ?

Impossible de vous décrire toutes les situations de cet énorme chapitre. Cependant, si vous êtes attentif et que vous ressentez un affaissement de votre corps, une épaule qui se dérobe en arrière, un semblant de rotation à plat ou un vent relatif qui diminue fortement… alors mettez vos mains aux poulies et libérez votre aile de la sous-vitesse... ATTENTION ce n'est pas terminé, une abattée vas s'en suivre et il faudra donc la freiner, sous peine de continuer par une fermeture ou une autorotation.

Voici un récap :
1. Bras haut (dans les poulies)
2. Freinage de l'abattée
3. Bras haut à nouveau
4. Retour au contact frein

2. Se faire happer dans un nuage

Vous allez me dire que cela n'arrive pas… eh bien détrompez vous, c'est un incident courant dans les régions de montagne.
Le pilote débutant (20 heures de vol) vol sur le site du soir et il est heureux de passer du temps en l’air. Sa concentration est seulement centrée sur la montagne et les autres pilotes, le reste ne fait pas partie de son analyse. Il est donc incapable d'observer l'évolution météorologique aux alentours, il ne se rend pas compte qu'il est proche du nuage et qu'il va rentrer dedans… Ne sachant pas anticiper, il se retrouve dans une situation de stress et de manque de connaissances techniques pour descendre.
L'autre scénario, c’est le pilote de thermique qui monte avec ses amis à égale distance l'un de l'autre, ils ont tous bien observé le nuage, mais il faut optimiser cette ascendance. Le premier pilote décide de sortir côté soleil, le suivant prend la suite, sauf que son placement initial à 180° le place au centre du thermique, il va donc passer plus de temps en ligne droite pour évacuer l'ascendance, ce qui souvent le propulse dans le nuage.

Différents scénarios sont imaginables. En soit, ce n'est pas un incident, ce sont les conséquences de vol sans vue qui pose une problématique pour s'en sortir. Je n'imagine même pas si le relief est proche !

Comment anticiper ?

Il est toujours simple d'anticiper quand on est bien assis devant une bonne bière, mais en condition réelle, beaucoup d'éléments perturbateurs nous obligent à faire des choix sur le moment (pilotage de l'aile, éviter les autres pilotes, gérer le stress...).
Le nuage est simple à éviter. Gardez des marges, transitez plus tôt, ne flirtez pas avec les barbules.

Comment s'en sortir ?

Il faut donc avoir une expertise des descente rapides, pour diminuer le temps passé sans visibilité.

Les grandes oreilles
Les B
Les 360 engagés
La méthode suisse

Ces techniques demandent de la formation donc venez en stage SIV !

À bientôt chez Flyeo !

Fab

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