La pratique en vogue de ces dernières années: le vol bivouac !

C’est se balader avec son parapente et dormir ailleurs que chez soi !

Tout le monde peux en faire il suffit de ne pas avoir comme image, les mutants de la X-Alpes ou les exploits d’Antoine Girard et de ses amis !
Le vol biv est une connexion avec la nature, un moment à passer dehors en jouant de ses capacités physiques aidé de son matériel du moment.

Voici différente manières de vol-biv !

Tout d’abord faire du vol-biv est un état d’esprit et non une compétition, partant de là nous pouvons utiliser toute sortes de matériel… enfin oui ! Mais avec des limites !

La limite, c’est le poids et l’encombrement. En effet plus on porte léger plus c’est simple d’imaginer marcher. Mais tout le monde n’as pas de matériel léger ? Donc il faut se pencher sur deux ou trois choses…

Le matériel bivouac:
Rien ne change avec le matériel de randonnée classique.

Réchaud à gaz, popote et ustensiles

Comme en randonnée ? Cependant nous pouvons remplacer le réchaud par un bon feu de camp, si on est sûr de trouver du bon bois et qu’il est autorisé de faire du feu, la solution est souvent de trouver sur son chemin des abris en montagne, souvent équipés de poil à bois. Une popote et des ustensiles, restent indispensables pour cuisiner sainement.

Un matelas de sol

Pas indispensable mais plus confortable. Une bonne nuit est une bonne récupération pour le lendemain. Le matelas vous isole de l’humidité du sol et des micro cailloux désagréables. Il peut être remplacé par une couverture de survie à même le sol et son aile étalée sur plusieurs plis.

Duvet

Pas indispensable mais plus confortable. Au mois d’août il fait chaud, mais les nuits peuvent être fraîches. Tout dépend de l’altitude à laquelle vous comptez dormir. Si c’est en bas de vallée dormir dans son aile convient tout à fait. On fait deux trois S à même le sol et deux trois S au-dessus de nous, cela permet un maintien correct de la température. Les inconvénients sont le bruit quand nous changeons de position la nuit, et que souvent la voile à pris la rosé le matin et donc plus lourde pour la marche qui s’ensuit. Si vous avez un duvet, il convient qu’il ne soit pas trop encombrant pour le portage dans le sac et surtout dans la sellette en vol .

Une tente ?

Si nous partons pour voler sur un ou deux jours, sachant que la météo est plutôt clémente, on peut s’en passer, elle est souvent encombrante et lourde. Les abris de montagnes souvent signalés sur les cartes font l’affaire pour passer une bonne nuit. Il y a du bois et de quoi manger quelques restes de pâtes ou de riz. Une autre alternative est le Tarp, une toile étendue au dessus de vous, protégeant des petites pluies ou brumes. N’importe quel bâche légères peu faire l’affaire, il faut juste penser à comment la fixer, prendre des bouts de ficelles, quelques sardines, ou bien utilisez vos bâtons de marches pour les haubans.

Le petit matériel:
(Reste le même pour toute activité nocturne et outdoor)

  • Une petite trousse de secours et de toilette.
  • Une gourde facile à remplir, ou un Camel-bag avec une grande ouverture.
  • Une frontale
  • Un couteau
  • Un briquet
  • Des affaires sèches (chaussettes et T-shirt)
  • Des affaires chaudes. Les mêmes qu’en l’air. Une grosse doudoune en plume est souvent la bienvenue si on dort à la belle étoile.

Voici la version peu onéreuse concernant le matériel de bivouac, on a tous des amis qui peuvent nous prêter ce matériel pour ce petit trip ! Cela ne doit pas être le facteur de renoncement.
Néanmoins, il est encore une fois judicieux d’adapter ce que l’on va prendre en fonction de la météo de l’altitude et surtout du nombre de jours en autonomie !

Concernant la nourriture, il est bon de prévoir de quoi s’alimenter avec autonomie pendant un à deux jours, car souvent en passant dans les village ou fond de vallée une épicerie vous ouvre la porte, et nous pouvons refaire le plein. L’eau reste indispensable faites en sorte d’anticiper.

La matériel de vol:

Je dirais peu importe, du moment que l’on accepte de le porter !
Le vol bivouac est une forme de déplacement dans la nature par le biais des airs, donc le matériel compte peu s’il est en accord avec vos objectifs et vos capacités. J’ai plusieurs fois fait des vol-biv avec ma monosurface en automne. Je profitais ainsi des montées à pied en mode light et de descente balistique jusqu’à mon choix de site pour la nuit. J’ai aussi fait des vols bivouac plus typés cross mais sur deux ou trois jours, avec le stricte minimum favorisant le vol et la marche rapide et légère plutôt que le confort de la nuit. Je me souviens aussi de vol bivouac il y a 30 ans, on ne se posait pas toutes ces questions, on y allait avec ce qu’on avait !

Avant toute petite expérience comme celle-là, faites en sorte de ne pas découvrir votre matériel au moment venu, pensez à anticiper l’utilisation de tout ce que vous prenez, car sinon il y aura des mauvaises surprises. Rangez tout dans votre sac de voile et marchez un peu avec, mettez le tout dans votre sellette ou votre sac à dos avant de voler, afin de voir si cela ne change pas trop votre position en l’air…

Un conseil: faites vos petits tests avant votre sortie, cela vous permettras de vous rendre compte de l’utilité de certaines choses et du contraire.

Profitez de la montagne, ne laissez pas de traces derrière vous, récupérez les déchets sur votre passage et volez safe !

Fab

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