Le stage SIV, plus communément appelé stage de pilotage, fait partie de la progression de chaque pilote. Il fait le lien entre conduire et piloter un parapente. Il va permettre au pilote de comprendre les mécanismes de ses actions et les effets sur son aile.

Pourquoi ?

Un pilote qui à la sensibilité, la connaissance et l’audace de travailler seul en se corrigeant, n’aura pas besoin d’autres ressources pour progresser. Ce n’est pas le cas de la plupart des pilotes de parapente, donc les stages personnalisés que nous faisons deviennent essentiels dans la progression. 

Nous aborderons la sécurité, et la sécurité pour moi, vient du pilote et pas forcément de l’aile, donc le pilote se sentira actif et intéressé par sa propre progression.

La motivation est la clé pour venir en stage de pilotage. Elles sont différentes pour chacun, il faut la respecter car tout pilote de parapente vient d’un horizon différent.

Quand ?

En début de progression, dès que le pilote est autonome au décollage et à l’atterrissage. Ce pilote a besoin d’être dans le bain du pilotage et de comprendre les finesses de cet aéronef.

Tout pilote à besoin d’être à l’aise avec les descentes rapides. Bien sûr, elles seront adaptées à ses besoins. Les forces centrifuges doivent être vues et maîtrisées dès le début de progression.

Avant un incident traumatique, qu’il soit de nature psychologique ou corporel.

Après un incident ou un accident. Nous travaillons sur la confiance en soi et sur le contrôle des émotions, ce qui est un plus post-traumatique pour repartir serein.

Le stage de pilotage est d’assimiler les fondamentaux, après c’est beaucoup plus simple !

J’insiste beaucoup sur les sensations dans la sellette, comment utiliser sa sellette comme un appui primaire du corps, libérant les bras pour agir indépendamment avec précision. Ensuite le poste de pilotage créé; tangage, roulis et rotations sont au programme.

Pour tirer le bénéfice de ce stage, il faut juste être dans un esprit de remise en question.

Faire un stage SIV pour faire une croix sur un carnet n’est pas une motivation suffisante. Il faut arriver avec un objectif, un désir, une peur à dépasser, l’envie de se mettre à jour…

Les motivations sont différentes pour chacun...

Besoin de maîtrise des descentes rapides.
Le mouvement pendulaire fait peur en turbulence.
Se faire accompagner pour aborder les rotations.
Nouvelle voile, nouvelle sellette, sensations différentes.
Envie de progresser en ayant les bonnes bases de suite.
J'ai eu une fermeture que j'ai maîtrisée, mais je ne sais pas si j'ai bien réagi ?
Mes potes du club me disent que j'ai une aile trop performante pour moi.
Seul je n'ose pas faire tel ou tel truc..
J'ai peur d'appuyer sur mes commandes...
Besoin de vivre et de comprendre ces incidents...

Malgré tout il y a toujours une réticence de la part des pilotes, il faut savoir que ce moment
sera adapté au niveau psychologique et technique de chacun !
La démarche est aussi très intérieure, nous faisons prendre conscience aux pilotes que leurs actions sont commandées par leur cerveau, et si le cerveau est gelé par le stress, rien ne fonctionne, donc danger !

Nous sommes à l'écoute des émotions et du vécu de chacun, nous essayons ensemble de comprendre le mécanisme individuel et les limites d'acceptation pour mieux piloter.

Les exercices

Pour entrer un peu plus dans le détail, quelles sont les manœuvres possibles en stage de pilotage et celles uniquement réservées en milieu sécurisé ?

Pilotage /sol:
Tangage/roulis
360 sortie dissiper passive
360 sortie dissipée active
360 régulés
Fermeture asymétrique deux suspentes pilotée
oreilles accélérée
Oreilles asymétrique rotation inverse
Les B

Pilotage/lac
La même chose avec des amplitudes plus forte
Des fermetures rotatives
Wing over
La découverte des freinages tardifs en fond d'abattée
Découverte des départs en négatif
Décrochage
Vrille...
Manoeuvres de voltige...

Si on doit mettre des exercices en face d’un niveau de pratique, quelles seraient les manœuvres à maîtriser parfaitement ?

Initiation :

Prise de conscience que la sellette n’est pas juste là pour ne pas être pendu par les ”C…” mais un siège permettant de piloter l’aile librement avec toutes les amplitudes utiles, grâce à notre volant « les commandes ».

Pilotage de l’aile au sol sans vent et avec vent.

Perfectionnement (début des turbulences) :

Pilotage de l’aile au sol sans vent et avec

Maîtriser les différentes techniques de lever de voile dans le vent

Maîtrise des descente rapide simple:

Oreilles/accélérées

360 régulés (-6m/s sur 500 m)

Les crosseurs:

Grandes Oreilles/accélérées, avec du roulis.

360 régulés (-8 m/s sur 500 m) avec prise de consciences des éléments extérieurs (relief, atterrissage, autres pilotes).

Les B

Connaissance du départ en négatif de son aile (signes particuliers de l’aile !).

Pilotage de l’aile fermée (cravate).

Connaissances des particularités du cocon VS sellette classique.

Fab

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