Comment les anticiper et les contrer ?

1. Les fermetures

Les fermetures arrivent de multiples façons mais doivent être gérées par le pilote. Le changement brutal d'incidence de l’aile provoque une perte de l'écoulement dynamique, et le profil (bord d'attaque) s'effondre.
Il existe de manière général deux types de fermetures: les asymétriques (un seul côté de l'aile), et les symétriques appelée “frontale”.

Deux profils se distinguent alors, le pilote de cross et le pilote de voltige :

• Dans le cas du pilote de voltige, en réalisant des manœuvres et en modifiant souvent son profil, le pilote est attentif à la potentialité de fermetures. Il se tient donc prêt à anticiper cet effondrement. Généralement le pilote est loin de tout obstacle et a suffisamment de marge par rapport au sol pour gérer l'incident. Ce pilote aura des fermetures si son mouvement n'est pas bon, il est donc totalement vigilant sur ce point.

• Dans le cas du pilote volant en thermique ou en cross, son attention est posée sur d'autres sujets. Sa vigilance sur ce point est donc diminuée, c'est la raison pour laquelle le pilote est surpris lors de l'incident. Si notre attention est diminuée, il faut donc compenser par une augmentation de marge par rapport au sol, ce qui est notre gage de sécurité, ce qui nous laisse du temps pour analyser la situation et réagir en fonction.

Anticiper une fermeture ?

Il est difficile de prévoir une fermeture lorsqu’on a un petit niveau de vol, car nos notions d'angles et d'axes sont faibles et donc loin des sous incidence. Le seul moyen d'apprendre est de faire du gonflage au sol et de jouer avec le tangage de l'aile. En forçant ces angles pour retrouver des allégements à la commandes et quelques froissements d'ailes, vous apprendrez à ressentir les différentes pressions à la commande et anticiper les sous incidences.
Par la suite il faudra faire le transfert en l'air, et pour cela il faut se détendre, car la souplesse musculaire vous offrira un meilleur ressenti et des actions plus fluide de contrôle.

Comment contrer ?

Contrer est le terme générique, le plus important pour ma part est que la fermeture n'enclenche pas de rotations. Si rotation il y a, alors il faut contrer, stopper l'accélération, soit par un transfert sellette soit en complément une action de frein du côté ouvert. Ces actions de pilotage doivent être dosées et adaptées dans le temps.

2. Les autorotations

Auto-rotation ou aile qui génère sa propre rotation et continue tant que le pilote n'agit pas correctement.
Ce phénomène combine deux choses : la fermeture et la rotation (360 engagé!), il faut donc être à l'aise avec le pilotage qui va avec.
Plusieurs causes sont possibles, une fermeture basique sur un roulis de sortie de thermique, l'oreille de l'aile reste coincée, la rotation démarre car le pilote essaye d'ouvrir son aile au lieu de stopper la rotation, la rotation s’accélère, l'oreille est de plus en plus plaquée et le phénomène centrifuge le pilote. Dans ce cas, il faut penser au parachute de secours !

Il y a un choix à faire par priorité :

1. Je stoppe la rotation.

2. Je m'occupe de la fermeture en utilisant une amplitude de frein rapide côté aile fermée.

Comment anticiper une autorotation ?

Il est facile d'anticiper, c'est la suite logique d'une fermeture. Pas de fermeture, pas d'auto-rotation !
Le conseil est souvent celui-ci:

1. Ne faites pas confiance à votre parapente, agissez si vous reconnaissez la situation (beaucoup de pilotes laissent faire sous prétexte que la voile est en catégorie A !!)

2. Ne sous estimez jamais la taille de la fermeture . La taille est un détail que vous voyez, mais vous en oubliez l'essentiel qui est la position de votre corps et de l'aile dans l'espace. C'est souvent cela qui augmente instantanément l'accélération de base.

Comment la contrer ?

Tout d'abord, quand on parle de rotation, il faut être à l'aise avec les 360 engagés, plus vous aurez de bonnes notions de contrôle, plus votre capacité sera fiable dans cette condition.
“Auto” veut dire que l'aile décide de sa trajectoire, il est impossible d'imaginer un «google map parapente» ou alors un “Waze parapente” donc si la trajectoire n'est pas bonne, il faut agir en tant que pilote.

L'auto-rotation est malheureusement un cas fréquent d'incident, car le pilote vole dans des conditions inappropriées pour son niveau de pilotage actif. Si un jour cela vous arrive et que vous estimez ne pas avoir les capacités techniques ou physiques de résister à la centrifugation, alors utilisez votre parachute de secours. Cela résoudra votre problème du moment.

Ces techniques demandent de la formation donc venez en stage SIV !

La partie 2 arrive bientôt, alors soyez prêt 🙂

À bientôt chez Flyeo !

Fab

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