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Le gonflage, les moniteurs le répètent souvent aux élèves en stage, c’est la base de l’apprentissage du parapente. Le but premier c’est de s’entraîner à décoller en suivant diverses techniques avec différentes conditions. Du dos voile, du face voile, du vent de face, latéral, avec plus ou moins de puissance, les situations sont infinies. Le gonflage n’est pas seulement une pratique qui se fait en début de progression mais tout au long de la vie de pilote; les jeux au sol vont varier au fur et à mesure, mais les bénéfices seront toujours aussi présents.

1. Consolider les bases

Puisque l’objectif premier est d’acquérir les mouvements pour décoller en sécurité, le dos voile doit pouvoir se faire les yeux fermés. Assurez-vous de maîtriser la temporisation avec différentes vitesses de vent pour savoir doser le freinage, ou bien à gonfler avec une voile préparée travers au vent afin de vous recentrer correctement. C’est en explorant pleins de scénarios que l’on s’assure d’ancrer des bons réflexes sur le long terme.

Défi fun: gonfler la voile sans les commandes avec seulement l’appui ventral !

2. S'approprier le face voile

Le face voile, c’est une technique complémentaire au dos voile. Les prises de commande sont multiples; en prenant les deux avants dans une main, avec un avant dans chaque main, avec les freins en dragonne ou sans prendre les freins, bref les possibilités sont grandes alors testez ! Quand la logique du face voile est acquise, n’oubliez pas de vous entraîner à enchaîner face et dos voile pour simuler les décollages (se retourner dans le bon sens par exemple). Il est primordial d’aborder le gonflage vent fort, en sachant affaler sa voile en sécurité. C’est-à-dire avec le réflexe d’attraper rapidement ses freins ou bien ses arrières pour éviter tout décollage non contrôlé.

3. Les techniques vent fort

Pour s’entraîner à gonfler avec du vent fort, il est bon d’essayer auparavant de faire des mouvements de roulis afin de faire toucher les stabilos au sol. Cela permet de faire voler l’aile en bord de fenêtre, là où la traction est faible, et d’aborder les exercices suivant:

  • D’une position marche arrière, redresser la voile en bord de fenêtre. L’exemple de Fabien en vidéo permet de voir que le ressenti du vent est moindre grâce à cet enchaînement. Le plus, est bien sûr de s’entraîner à gérer sa voile en marche arrière.
  • La technique du cobra permet de monter son aile en commençant par les stabilos. Pour cela, étendez votre voile perpendiculairement au vent. Si vous vous positionnez de façon à avoir le vent sur votre côté gauche, pensez à avoir les élévateurs gauche au-dessus lors de la prise de commande (et inversement s’il vient de droite) afin de lever en premier l’avant gauche tout en gérant l’impulsion avec vos freins. La finesse de pilotage est au rendez-vous pour comprendre complètement cette technique. 

Une fois levé, votre voile se retrouve dans la position bord de fenêtre que vous avez travaillée en face voile, et à partir de là vous connaissez la suite !

4. Le jeu de la vrille au sol

Une fois que les bases du gonflage n’ont plus de secret pour vous, certains (souvent les acrobates) s’amusent à faire des vrilles au sol. Tim Alongi a d’ailleurs fait une vidéo démonstrative à ce sujet. Les ingrédients de réussite sont la maîtrise de la marche arrière, la reconnaissance des points de décrochage lorsque l’on va initier la vrille et la faire tourner, et enfin la lecture des mouvements et positions de la voile. 

Notre conseil pour mieux comprendre les étapes est de s’entraîner avec une petite voile ! La réactivité aux commandes et l’énergie permettra de mieux voir l’effet de chaque action initiées par le pilote.

Armez-vous de patience et de persévérance pour chaque exercice car comme on dit: une heure de gonflage équivaut à deux heures de vol !

Lorenza

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