Comment préparer la nouvelle saison de Parapente et les premiers vols

Vous songez à votre premier vol de la saison après la pause hivernale. Afin de commencer l’année dans les meilleures conditions, Flyeo vous propose dix conseils pour bien vous préparer à ces premiers vols.

Malgré le temps qui oscille entre l’été et l’hiver en ce moment dans nos Alpes du Nord, le calendrier et les premiers cross enregistrés ne mentent pas : la nouvelle saison de parapente se profile à l’horizon !

Les conditions passent généralement assez rapidement de petites à fumantes en Mai. Les pilotes quant à eux ont souvent peu eu l’opportunité de se retrouver sous leurs voiles, les ayant délaissées pour des skis ou autres activités sportives.

Nous avons donc demandé à notre équipe d’instructeurs leurs conseils pour préparer au mieux la nouvelle saison.

Vérifies ton matériel

Il y a beaucoup de chance que ton matériel est passé l’hiver dans le placard, plus ou moins dans la même condition que lorsque tu l’as emballé après la dernière sortie. Même si ce n’est pas le cas, il convient d’en faire une inspection avant d’envisager le début de saison :

Commence par ton parapente. Vérifies le bord d’attaque, l’extrados,  l’intérieur des caissons, notamment au niveau des coutures et la structure interne. Parfois, de petites déchirures sont possibles et peuvent être simplement réparées avec le matériel fourni avec la voile à cet effet. Puis regarde les suspentes, ligne par ligne. S’effilochent-elles ? Quand est-il des maillons sur chaque suspente, sont-ils toujours bien serrés ?

Il est recommandé de faire faire une inspection de voile tous les deux ans ou 100 heures de vol. Si tu en approches, penses à faire appel à un professionnel qui pourra en même temps faire un recalage des suspentes si nécessaires. Sur Annecy, nous recommandons Certika.

Tant que tu y es, pourquoi pas essuyer cette tâche de boue que tu y trouves depuis le début de la saison dernière ? C’est sympa de commencer la saison avec une voile propre !

Passe ensuite à ta sellette. Même chose, y-a-t’il des déchirures qu’il y a lieu de réparer ? Quand est-il des sangles? Si tu n’as pas eu l’occasion de passer sur un portique pour les réajuster, c’est peut-être l’occasion…

Puis il y a les instruments de vol. Peut-être y a t’il une mise à jour de logiciel que tu ignores depuis quelques mois ? Ou la nouvelle configuration dont ton pote t’a parlé que tu veux essayer.

Enfin, passe en revue tout le reste de ton matériel. Répare, nettoie, ajuste ou remplace s’il est temps. Il vaut mieux faire tout cela en début de saison.

Fais re-plier ton secours (ou procures-toi en un neuf)

Qu’en est-il de ton parachute de secours ? En fonction de la marque, il est recommandé de le replier tous les 6 ou 12 mois. Le début de saison est idéal, autant la commencer avec le secours fraîchement plier ! 

La plupart des écoles de parapente offrent le service de re-pliage des secours. Cela nécessite qu’un professionnel, qui a les qualifications et les connaissances nécessaires, s’en occupe. Flyeo, notamment, propose le pliage de tous les types de secours, rond, carré ou dirigeable. 

De même, la plupart des clubs de parapente propose également une journée pliage secours ou tous les adhérents ont l’opportunité de replier leurs secours sous la tutelle d’un instructeur qualifié. C’est une opportunité de replier ton secours gratuitement ou à moindre frais.

Il convient de noter que les parachutes de secours, même s’ils ne sont pas déployés en secours, ont une durée de vie fixe, typiquement 10 ans. A 5 ou 6 ans, il faut songer à revendre un vieux modèle qui aurait encore quelques années de vie . Comme tout le matériel de parapente, ce produit évolue bien sûr rapidement.  Les derniers modèles sont plus compacts, légers et ont notamment des temps d’ouverture plus rapides et des vitesses de descente plus lentes. Donc, si les moyens le permettent, pourquoi ne pas changer pour un modèle plus neuf et performant ?

En cas de doute, renseigne-toi sur le pliage de ton parachute de secours.

Envisage une première session dédiée au travail sous la voile pour retrouver les sensations

Comme dit l’adage : « Une heure de gonflage est égale à deux heures de vol ». Avant d’effectuer ton premier vol, et même si l’aile te démange, c’est une bonne idée de passer du temps à faire du gonflage au sol afin de retrouver les sensations et comprendre comment ton parapente se comporte.

Au décollage, même par vent soutenu, pas de soucis. Et en vol, le travail de gonflage te permettra de ressentir ce que fait ta voile plus naturellement.

Et si tu ne sais pas quel exercices faire, nous te proposons 100 exercices de gonflage pour t’entraîner.

Familiarise toi à nouveau avec ton site de vol

De la même manière, si tu n’as pas volé depuis la saison dernière, prend un moment pour te re-familiariser avec ton site de vol. Rappelle-toi de ses spécificités, par quelles directions de vent il est parfait, lesquelles nécessitent une attention plus soutenue. Y-a-t’il des changements au site d’atterrissage traditionnel, direction d’atterrissage, de nouveaux bâtiments qui affectent l’aérologie ? 

Au printemps notamment, certains oiseaux nichent peut-être entraînant des restrictions sur certaines zones de vol. Renseignes toi avant de décoller !

Soit prêt pour des conditions fortes au printemps

Prêt à envisager ton premier vol de la saison ? Les conditions de printemps peuvent être très fortes. L’air est encore frais et donc la différence thermique entre le sol qui se réchauffe rapidement sous un soleil de printemps soutenu et cet air frais peut entraîner des thermiques costaux ! Qui plus est, si les conditions sont instables et le plafond élevé, ça risque d’être fumant..

En cas de doute, et s’il s’agit d’un premier vol de la saison, attends peut-être que les choses se calment en milieu d’après-midi… Pas besoin de se faire peur lors du premier vol.

N’attends pas la journée idéale

Dans le cas inverse et si les conditions ne sont pas super, cela ne sert à rien non plus d’attendre « la journée parfaite ». Elle n’existe pas.. Et les meilleures journées, tôt dans la saison seront certainement celles qui verront le plus de pilotes aussi anxieux que toi de voler. Autant éviter la foule dés grands jours et tous les risques et frustrations associés.

Il vaut mieux faire ces premiers vols tranquilles, se remettre rapidement dans le bain. Finir d’ajuster ton matériel pour que ce grand premier vol se fasse ensuite dans les meilleures conditions.

Vole en groupe

Si tu as un groupe de pilotes avec lequel tu te retrouves pour voler de temps en temps, c’est une bonne idée de suggérer que les premiers vols de la saison se fassent ensemble. Pourquoi ? Parce qu’il est plus facile de se motiver en groupe, de discuter de ces doutes et de revoir les bases ensemble.

Cela permet également de se fixer des objectifs, un plan de vol et, ensemble, de tenter de les réaliser.

Et puis c’est sympa de faire un debrief après le vol, autour d’un rafraichissement pour discuter de son vol et de ce qu’il pourrait y avoir à faire différemment lors de la prochaine sortie.

Choisis ta tenue de vol judicieusement

Le soleil brille peut-être et avant de monter au décollage, il fait décidément bien doux.. C’est un temps presque estival. On pourrait être tenté de prévoir des vêtements légers, même échanger les gants d’hiver pour ceux, plus légers, qu’on utilise en été.

Mais attention, il est fort probable qu’une fois en l’air, qui plus est en prenant de l’altitude, il fasse plutôt froid. Si d’autant plus les conditions sont instables, la température par définition sera vite basse en altitude. Ce serait dommage de devoir atterrir parce qu’on à froid !

Notre conseil, prévoies tes premiers vols comme en fin de saison. Il vaut mieux être trop chaud au décollage, et ouvrir sa veste plutôt que l’inverse. N’oublie pas par contre les lunettes de soleil. Et de la crème solaire aussi !

Mange et hydrate toi comme il faut avant de décoller et pendant le vol

Toujours dans l’idée d’être prêt à toute éventualité, assure- toi de ne pas décoller le ventre vite ou déshydraté. Tu apprécieras de ne ni manquer d’énergie ni de concentration. 

Puis si les conditions sont bonnes et que le vol s’allonge, assures toi d’avoir de l’eau à boire voire quelque chose à manger pour rester au top et continuer ton cross.